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Tahca Ushte et Richard Erdoes
De mémoire indienne

mardi 5 avril 2016, par Franz Himmelbauer (Date de rédaction antérieure : 11 octobre 2015).

Traduction de l’anglais (États-Unis) de Jean Queval
Plon, « Terre humaine », 1977

John Fire Lame Deer (Tahca Uhste) et Richard Erdoes
De mémoire indienne « En quête d’une vision »
Nouvelle traduction de Jean-Jacques Roudière
Pocket, 2013

Écrire aujourd’hui (en septembre 2015) une recension de ce livre (que l’on trouve désormais en édition de poche chez Pocket) ne me rajeunit guère : en effet, j’en avais lu le texte sous forme d’un feuilleton radiophonique en vingt-quatre épisodes diffusés sur Radio Zinzine (quelque part dans les collines du sud-est de la France) en septembre-octobre 1982. Depuis, il dormait dans ma bibliothèque. Et voilà que j’ai lu (et recensé) la trilogie de Georges Lapierre : Être ouragans, parue au printemps 2015. Et j’ai ressenti un pincement au cœur lorsque j’y ai découvert cet exergue au premier livre : « Les danseurs-fantômes ont été massacrés à Wounded Knee et leurs rêves balayés par les fusils mitrailleurs. Les rêves constituent un danger pour le monde de la peau de grenouille qui s’efforce de les tenir à distance par les canons » (extrait du chapitre 3 de De mémoire indienne, « La peau de grenouille verte » — le nom donné au dollar par Tahca Ushte). Après avoir terminé la lecture de Georges, je me suis replongé dans celle des propos de Cerf Boiteux (traduction française du sioux Tahca Ushte).

Cerf Boiteux, né au début du siècle passé, reçut son nom au cours d’une hanblechia, une ascèse de voyance : « J’étais seul au sommet de la colline. J’étais assis dans la fosse de voyance, un trou creusé dans le sol, les genoux entre les mains, à regarder le voyant-guérisseur qui m’avait conduit en ce lieu, le vieil homme Le Torse, disparaître vers le fond de la vallée. […] J’avais alors seize ans, je portais encore mon nom de garçon, et, j’aime autant vous le dire, j’avais très peur ; je tremblais et pas seulement en raison du froid. L’être humain le plus proche était à des kilomètres de là, et quatre jours et quatre nuits, c’est bien long. Pour sûr, quand ce serait fini, je ne serais plus un jeune garçon, mais un adulte. La vision serait venue à moi. On me donnerait mon nom d’homme. » Au cours de sa hanblechia, le jeune homme apprit du peuple des oiseaux qu’il deviendrait bien voyant-guérisseur, comme il l’avait souhaité, et il vit s’approcher de lui son arrière-grand-père, Tahca Ushte, Cerf Boiteux, le vieux chef des Minneconju. « Je pouvais voir le sang s’écouler de sa poitrine, là où un soldat blanc l’avait tué. Je compris que mon arrière-grand-père souhaitait que je prenne son nom. J’en conçus une joie indicible. »

Avant cela, l’enfant qui allait devenir Cerf Boiteux avait grandi dans une réserve et, comme ses congénères, avait dû fréquenter l’école de la réserve de Rosebud, dans le Sud-Dakota : « Tous nos enseignants, dit-il, étaient chargés des trois premières années du cours élémentaire. La troisième année était le couronnement des études. J’ai passé six ans dans cette foutue classe de troisième année. Il n’y en avait pas d’autre. Les Indiens de ma génération vous diront qu’il en était ainsi dans toutes les écoles des réserves. La même classe était faite année après année. Si l’on s’enfuyait, la police vous ramenait. Ça n’avait de toute façon aucune importance. Là, je n’ai jamais appris l’anglais, jamais appris à lire et à écrire. C’est bien des années plus tard que je devais apprendre tout cela dans les saloons, à l’armée et en prison. » Ainsi, même si Tahca Ushte acquit un grand savoir de voyant guérisseur par la suite, il n’avait pas la culture livresque qui lui aurait permis d’écrire ses Mémoires. Aussi bien, ce livre n’aurait jamais vu le jour sans Richard Erdoes dont l’itinéraire singulier, qui avait commencé « dans des villes de style baroque, à l’ombre des gargouilles des cathédrales, dans des rues aux maisons à colombages » des pays d’Europe centrale, l’avait conduit, suite à l’exil en Amérique en 1940, jusque dans une réserve indienne : « En 1952, l’un de mes rédacteurs en chef, un fanatique du rail, me demanda d’évoquer les chemins de fer des villes minières du XIXe. Au cours de ce reportage, nous nous trouvâmes par hasard dans une réserve indienne. Ses habitants nous accueillirent avec une méfiance hostile, une femme en particulier qui, de toute évidence, ne voulait pas entendre parler des Blancs. Devant la misère dans laquelle vivent les Indiens, et sachant comment ils ont été traités, je trouvais leur attitude à mon égard compréhensible, mais personnellement pénible à supporter. Nous avions passé là une journée et nous apprêtions à plier bagage, quand cette même femme qui nous avait traités jusque-là comme des pestiférés s’approcha soudain en souriant, nous prit par le bras et nous pria d’entrer chez elle pour partager le dîner de sa famille. » Richard Erdoes n’a jamais su pourquoi s’était produit ce revirement. Par contre, il sait qu’il fut à l’origine d’une grande histoire d’amitié entre lui et les Indiens du Sud-Dakota, dont Tahca Ushte.

De mémoire indienne, dont la version française fut d’abord publiée dans la célèbre collection « Terre humaine » dirigée par Jean Malaurie, raconte donc la vie de Cerf Boiteux et, à travers lui, celle des Sioux des réserves du Sud-Dakota. Il nous fait comprendre que la tentative d’ethnocide implacablement poursuivie par les Blancs n’a heureusement pas complètement réussi, même si elle a produit des ravages considérables. La vague de contestation anticapitaliste qui a secoué le monde entier autour de 1968 s’est manifestée aussi chez les Indiens d’Amérique, entre autres par un regain des rituels et cérémonies traditionnelles comme la danse du soleil, pour ne citer que l’un des plus importants. Tahca Ushte présente ici quelques-unes de ces cérémonies, ainsi que les croyances, mythes et récits qui les sous-tendent. Il nous fait ainsi découvrir un monde fascinant, peuplé d’esprits, gorgé de vie et de sens. C’est pourquoi cette lecture est passionnante et peut être recommandée largement : elle nous pose des questions existentielles dans un langage tout à fait accessible. Et nous avons beaucoup à apprendre de cette sagesse.

Pour en donner un aperçu, voici un extrait des dires de Tahca Ushte à propos du « calumet saint ».

Notre calumet saint — j’ai ajourné son évocation jusqu’à la fin, pour deux motifs. Il est ce que nous avons de plus sacré. Notre religion se fonde sur lui. Le calumet saint est au centre de nos rites, si différents soient-ils les uns des autres. Les pleurs du voyant, les souffrances de la danse du soleil, celles du yuwipi dans sa nuit de vigile, la hutte de l’étuve — le calumet est sans cesse présent, au cœur même de notre vie. Nous le vénérons autant que les Cheyennes vénèrent leurs faisceaux de flèches. Plus même, parce que les flèches ne concernent que les Cheyennes, alors que nous fumons aussi le calumet dans la pensée des autres tribus de ce continent, et de toute existence sur la terre.

C’est en raison de ce caractère sacré qu’on ne doit parler du calumet qu’à la fin, tout le reste étant dit. Mais il y a une autre raison qui m’a fait attendre si longtemps pour l’évoquer ; le calumet me fait peur. Si un Indien essaie d’en parler, il s’égare facilement. Nous n’avons pas un cerveau fait pour comprendre tout ce qui s’y rapporte. Il est si vénérable que je me trouve comme retenu pour vous confier ce que j’en sais. Malgré l’âge que j’ai atteint, le temps consacré à méditer à son sujet, et ce que j’ai appris, je ne me sens jamais vraiment prêt à l’évoquer. Parfois je rêve à la possibilité d’écrire notre livre uniquement sur le calumet, parce qu’en lui réside toute la sagesse indienne. Mais, comme je disais, il me fait peur et m’accable de sa majesté.

Nos grands-parents nous ont dit comment le calumet saint est parvenu à nos tribus. Un été, il y a de cela un grand nombre de vies d’hommes, nos différentes bandes s’étaient réunies comme chaque année. La terre était belle, couverte de hautes herbes et de fleurs, mais le peuple avait faim. Cela se passait longtemps avant que nous n’ayons des fusils et des chevaux, et la vie du chasseur était dure et hasardeuse. Parmi les Sioux, les Itazipcho — la tribu des Sans Arc — n’avaient pas mangé de viande depuis longtemps. Ils décidèrent de dépêcher deux éclaireurs, espérant qu’ils rencontreraient des bisons.

Les deux hommes cherchèrent longuement du gibier, mais en vain. Ils parvinrent enfin au sommet d’une colline d’où l’on avait une bonne vue, et là ils distinguèrent une silhouette qui s’avançait dans leur direction. Tout d’abord ils crurent à un bison, mais bientôt ils s’aperçurent qu’il s’agissait d’une belle jeune femme, la plus belle qu’ils aient jamais vue. Elle portait une tunique de peau de daim si délicatement cousue et décorée qu’elle ne pouvait être l’œuvre d’une main humaine. Sa chevelure flottait, sauf sur la gauche où elle était retenue par un bandeau fait avec la crinière du bison. Elle portait un sac sur le dos tenait à la main un éventail de feuilles de sauge.

Cette belle femme adressa la parole aux deux chasseurs : « N’ayez nulle peur. Je suis venue de la nation bison avec un message pour votre peuple, un message heureux. » Levant les yeux sur elle, l’aîné des deux chasseurs fut pris du désir ardent de la posséder. Il avança la main dans sa direction, mais la Femme Bison Blanc était lila wakan plus qu’humaine — et nullement venue pour satisfaire la concupiscence d’un homme. On raconte à ce sujet qu’au moment même où le chasseur voulut l’approcher, un nuage descendit et le recouvrit. Quand le nuage se fut dissipé, il ne resta plus de lui qu’un tas d’os desséchés. Ce n’est pas là l’unique version du conte, et ce n’est pas tout à fait celle-là que je tiens des esprits. Quand le moment propice sera venu et si je m’en sens capable, je m’exprimerai plus longuement là-dessus. Mais une chose est certaine — le désir tua cet homme, comme il en a tué d’autres avant et après lui. Si jamais cette terre doit être détruite, elle le sera par le désir, par la convoitise qu’il entraîne, par un besoin d’assouvissement, par l’avidité de peaux de grenouilles vertes, par de pauvres hommes soucieux exclusivement de leur propre intérêt, oublieux des besoins d’autrui.

Ainsi il ne restait qu’un chasseur, et la Femme Bison Blanc lui dit de retourner chez les siens et de les préparer à sa venue. Elle expliqua ce qu’elle attendait d’eux. Ils auraient à mettre en place un grand tipi et à dresser à l’intérieur un owanka wakan, un autel de terre. Elle désirait aussi qu’ils disposent à l’intérieur du tipi un crâne de bison et un support fait de trois bâtons.

Le jeune homme retourna chez les siens et raconta ce qui lui était arrivé à son compagnon et à lui-même. Il leur dit qu’une sainte femme viendrait le matin suivant avec un message de la nation bison. Il leur fit part de ce qu’elle souhaitait qu’ils fassent, et on agit suivant ses instructions.

Le jour suivant, le crieur appela les présents à s’assembler dans le tipi sacré, et comme le soleil se levait, ils virent la Femme Bison Blanc avancer vers eux de sa démarche sainte. Au lieu de l’éventail de sauge, elle avait en mains la pipe sacrée. Elle tenait le tuyau de la main droite et le fourneau de la gauche, et c’est ainsi que nous avons tenu le calumet jusqu’à aujourd’hui.

La Femme Bison Blanc pénétra dans le tipi où l’attendaient les sages de la tribu. Ils dirent : « Sœur, nous sommes heureux que tu sois venue. Nous n’avons pas eu de viande depuis un certain temps et nous n’avons que de l’eau à t’offrir. » Ils trempèrent dans une gourde quelques poignées de wacanga, de glycérie, et les lui présentèrent, et aujourd’hui encore nous trempons de la glycérie ou une plume d’aigle dans l’eau pour asperger ceux qu’au cours d’une cérémonie nous voulons purifier ou guérir. La plupart de nos rites prennent fin quand nous buvons de l’eau, et cela nous remet constamment à l’esprit la Femme Bison Blanc.

Ensuite elle instruisit les Anciens, leur montrant comment se servir de la pipe. Elle la bourra de tabac d’écorce de saule rouge. Puis elle fit le tour de l’autel dans le sens du soleil, ou des aiguilles d’une montre. Elle figurait de cette façon le cercle sans fin, la route de l’homme, de la jeunesse à l’âge serein, de l’ignorance au savoir. C’est là le symbole de la vie. Aussi quand maintenant nous célébrons une cérémonie, nous marchons en cercle de cette même façon avant de nous mettre à fumer. La Femme Bison Blanc alluma ensuite un morceau de viande sèche de bison — pendant de nombreuses générations, ce fut la seule manière convenable de s’y prendre, mais de nos jours, nous nous servons évidemment d’allumettes la plupart du temps.

Après cela, la Femme Bison Blanc enseigna à prier avec le calumet, en l’élevant vers le ciel, puis en le pointant vers la terre, et ensuite dans les quatre directions d’où le vent souffle. Dresser le calumet vers le ciel, c’est ce que nous appelons hupa gluza. La Femme Bison Blanc déclara : « Avec cette pipe sacrée vous marcherez comme une prière vivante, vos pieds reposant sur la grand-mère, le tuyau de la pipe accomplissant tout le trajet jusqu’au ciel où se tient le grand-père, votre corps joignant le sacré d’En bas au sacré d’En haut. Le sourire de Wakan Tanka est sur nous parce qu’en ce moment nous sommes tous en un — la terre, le ciel, toutes les créatures vivantes, et les ikse wicasa — les êtres humains. En ce moment, nous formons une grande famille. Le calumet nous unit. C’est un pacificateur. Quelque part existe une nappe de sang, c’est le lieu de votre origine. Vous verrez que ce sang s’est pétrifié et qu’il est rouge. Il provient d’un point sacré que tous les hommes ont en commun, par lequel les ennemis sont changés en amis et en parents. » Et c’est sans doute de ce moment que date chez le peuple sioux la coutume de clore les cérémonies importantes par les mots mitakuye oyasin — tous les miens — les plantes, les animaux, les humains, une même grande famille universelle.

La Femme Bison Blanc se tourna alors vers les femmes, leur disant que le travail de leurs mains et le fruit de leurs entrailles sont bien ce qui garde la tribu en vie. « Vous êtes de la terre mère », leur dit-elle. « La tâche qui vous a été donnée est aussi importante que celle du guerrier et du chasseur. » Ainsi le calumet sacré est aussi ce qui lie les hommes et les femmes dans un cercle d’affection. Il est le seul objet rituel qui soit l’œuvre commune de l’homme et de la femme : de l’homme pour son tuyau et son fourneau, de la femme pour sa décoration de plumes d’oiseaux. Pendant une cérémonie de mariage indienne, l’époux et l’épouse se saisissent du calumet en même temps, et on leur passe aux mains le lien d’étoffe rouge qui les unit pour la vie.

La Femme Bison Blanc s’adressa ensuite aux enfants, parce que les petits Indiens sont en avance pour leur âge, et parce que chez nous, ils ont droit au même respect que les adultes. Elle dit aux enfants que les hommes et les femmes œuvrent pour eux. Qu’ils sont ce qu’il y a de plus précieux dans la nation, parce qu’ils représentent les générations à venir, la vie du peuple indien, le cercle sans fin. « Souvenez-vous-en et grandissez à votre tour, et enseignez vos enfants le moment venu », leur dit-elle.

Quand la Femme Bison Blanc eut fini de parler, elle déposa le calumet dans le sac qu’elle portait sur son dos et le remit au vieux chef des Sans Arc pour qu’il le garde avec grand soin. Quelquefois, on appelle cet homme Corne Creuse Debout, quelquefois Bison Debout. En même temps que le calumet, la Femme Bison Blanc donna au peuple une pierre ronde couleur de sang. Sur cette pierre étaient inscrits sept cercles, symbolisant les sept feux de camp des Lakotas, ou les sept cérémonies auxquelles le calumet est associé. Ainsi une fois de plus la pierre représentait, pour ceux qui savaient lire ses signes, l’univers entier.

Ayant rempli sa mission, la Femme Bison Blanc se retira, remettant ses pas dans ses pas ; elle chantait, Niya taniya mawani ye, ce qui fut traduit par : « Avec mon haleine visible, je marche. » Si l’on s’y arrête un peu, le sens est plus profond que cette traduction ne le dit. Tout d’abord, niya taniya ne signifie pas seulement haleine et respiration, mais aussi être en vie et la vie même. Cela sous-entend qu’aussi longtemps que nous honorerons le calumet, nous vivrons, demeurons nous-mêmes. Et l’idée « d’haleine visible » peut être traduite par la fumée du calumet, laquelle est l’haleine de notre peuple. Elle rappelle aussi l’haleine du bison telle qu’elle apparaît par un jour de grand froid. Elle souligne le fait qu’à nos yeux le calumet, l’homme et le bison ne font qu’un.

Alors que tous la regardaient s’éloigner, la belle femme fut changée en bison blanc. En bison blanc, elle poursuivit sa route vers l’horizon où elle s’évanouit. Cela aussi mérite réflexion et semble aisé à comprendre. Le bison est partie de nous, sa chair et son sang étant absorbés par nous jusqu’à ce qu’ils deviennent notre chair et notre sang. Nos vêtements, nos tipis, tout ce dont nous avions besoin pour vivre provenait du corps du bison. Il est difficile de dire où finissait le corps de l’animal et où commençait celui de l’homme. Depuis les origines, la peau du bison blanc a été ce qu’une tribu peut posséder de plus rare et de plus précieux. Une tribu aurait donné tous ses biens en échange d’une telle dépouille de fourrure blanche. Quand le bison disparut, l’Indien traditionnel et sauvage disparut aussi. Il existe des réserves où sont préservées les quelques troupeaux de bisons qui survivent — Dans le Nord-Dakota, le Sud-Dakota, le Wyoming et le Montana. Ils y sont surveillés par des gardes forestiers et les touristes leur jettent un regard vide. Si frère bison pouvait parler, il dirait : « Comme les Indiens, ils m’ont mis dans une réserve. » Dans la vie et dans la mort, nous et le bison avons toujours partagé le même destin.

Franz Himmelbauer
Source : Antiopées
11 octobre 2015

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