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Le SNCC (Student Nonviolent Coordinating Committee)
et le combat des Noirs dans le sud des États-Unis
dans les années 1960

mercredi 23 novembre 2016, par Johann Bauer (Date de rédaction antérieure : 23 août 2006).

Les recherches de Clayborne Carson sur le SNCC (Student Nonviolent Coordinating Committee) ne se résument pas à l’histoire d’une organisation quelconque [1]. Ceux qui ont milité ou militent encore dans les mouvements sociaux vont s’apercevoir que ce travail minutieux — traduit en allemand de l’original américain —, et première publication en Europe concernant l’évolution du SNCC (prononcer « snic ») et les débats en son sein, décrit bien des déroulements caractéristiques aux mouvements d’émancipation, des ruptures et des crises typiques, des débats sur la stabilisation et/ou la radicalisation.

II faut souligner l’effort d’objectivité de Carson, chose qui ne va pas toujours de soi dans les recherches concernant les mouvements sociaux lorsqu’elles sont menées par des gens qui y ont participé ou qui y sont encore impliqués. Car la tentation est toujours forte de privilégier sa propre fraction « au regard de l’histoire » ; de passer ses défauts sous silence ; ou de caricaturer les positions adverses, voire les négliger.

Clayborne Carson, par ailleurs éditeur des écrits de Martin Luther King aux États-Unis et qui s’est lui-même formé dans le mouvement pour les droits civiques, est en règle générale très critique dans son livre vis-à-vis des organisations de droits civiques « établies ». Carson se déclare en faveur des groupes spontanéistes et orientés vers l’action qui voulaient développer la prise de conscience « noire » et ne voulaient pas se contenter d’une pure intégration dans la société américaine.

Carson retrace par le menu (presque trop parfois) les orientations et les discussions qui ont accompagné toutes les phases de l’histoire du SNCC. Il met à contribution non seulement les tracts, les procès-verbaux et autre littérature « grise », mais aussi les souvenirs et les commentaires qui ont été formulés plus tard par les acteurs, leurs opinions d’aujourd’hui telles qu’elles ressortent d’entretiens qu’il a eus avec eux. Tout cela donne une œuvre qui corrige avec prudence la vue historique de l’époque, donne leur place à des avis différents et brosse une fresque reflétant la multiplicité des points de vue. L’avantage est que Carson ne cache pas non plus l’opinion personnelle qu’il a des choses.

Son travail fait parfois penser à un florilège des souvenirs des insiders d’antan, dont il a rassemblé tous les matériaux accessibles. Mais il n’y a pas que les militants à être intéressés par les événements des années 1960 aux États-Unis. Les formes d’organisation et de luttes du SNCC ont stimulé nombre de mouvements postérieurs. Le mouvement des droits civiques connut sans doute à ses débuts des actions directes très disciplinées, qui ont pourtant exercé une large influence dans plusieurs pays ; sans compter que la spontanéité provocatrice de la seconde partie des années 1960 servit de modèle aux mouvements étudiants en Europe (par exemple, les publications du SDS, Fédération des étudiants socialistes allemands). En 1967, Oberbaumpresse Berlin et Voltaire Verlag ont publié Anleitung zum Handeln. Taktik direkter Aktionen (Instructions pour l’action. Tactiques d’actions directes, traduit de l’anglais américain par Ekkehard Krippendorff). Le livre décrit explicitement les actions directes en tant qu’« instructions pour agir avec discipline ». Le livre décrit le catalogue des actions non violentes de Gene Sharp et se réfère rigoureusement aux expériences récentes du mouvement des droits civiques aux États-Unis, dont il cite nombre d’exemples et événements. Le ton en est encore très directif et discipliné : « Crier des slogans et discuter pendant la manifestation donnent une impression de désordre. » Or, la même publication met pourtant en avant une idée du provo Roel van Duijn : « Par des provocations, on forcera les autorités à se dévoiler. Tous les uniformes, bottes, casquettes, sabres, matraques, canons à eau, chiens policiers, grenades lacrymogène. Bref, tout ce qu’ils nous ont caché devra sortir au jour. » La psychologie sociale de ce changement de comportement, ou, au cours des mouvements qui suivront, la juxtaposition de ces motifs n’ont pas encore été suffisamment analysées. Pareillement, l’identification aux mouvements armés et anticolonialistes est devenue — accélérée par la réception du SNCC — une des politiques « au cœur du monstre impérialiste ».

Tant les expériences du SNCC que de pas mal d’individus influencés dans les années 1960 par la politique des droits de l’homme constituent l’arrière-plan essentiel des mouvements sociaux qui vont se développer : contre la guerre au Vietnam, contre la répression de l’État, pour la libération des femmes et pour la prise de conscience des droits des minorités. Néanmoins, les pièges de la politique identitaire et intégriste, les divisions, les concepts d’ennemis et le séparatisme au sein du mouvement pour la prise de conscience des Noirs sont également nés à cette époque.

Au début, il y a l’action directe : le premier sit-in eut lieu à Greensboro en Caroline du Nord, en 1960. Quatre étudiants noirs occupèrent le comptoir d’un restaurant Woolworth réservé aux Blancs. Les Noirs refusèrent de céder leur place. Cette action ne manqua pas d’avoir des répercussions sur les étudiants noirs de l’École ; elle se propagea grâce aux médias comme l’action qui mit le feu aux poudres des actions directes contre la ségrégation dans tous les État du Sud. C’est pour coordonner les actions non violentes des étudiants que le SNCC fut fondé en 1960 en tant qu’organisation spécifique.

Le SNCC était une petite organisation, mais elle exerça un pouvoir grâce à ses actions et à l’efficacité de ses mobilisations. C’était une association d’idéalistes, portés à l’activisme, marquée au départ par la non-violence chrétienne et les stratégies gandhiennes. Les sit-in dans des institutions pratiquant la ségrégation les amenèrent à se confronter aux racistes blancs. Les militants du SNCC eurent l’audace d’aller dans des régions où le Ku Klux Klan terrorisait les Noirs et où les autres organisations en faveur des droits civiques se sentaient trop menacées pour intervenir, notamment dans le Mississippi rural (une chanson de Nina Simone s’appelait Mississippi Goddam, Que l’État du Mississippi soit maudit.).

Les grassroots revolutionaries (littéralement « révolutionnaires en racines d’herbe », expression habituelle en langue anglaise pour les mouvements de base, peu institutionnalisés) africains-américains ont développé des méthodes créatives et égalitaires d’organisation et de mobilisation de la communauté noire. Ils visaient à renforcer la confiance en ses propres capacités, à combattre la répression, à conforter la conscience noire, à retrouver la fierté de son histoire ainsi qu’à redécouvrir les traditions de la résistance indigène. Cela les conduisit souvent à s’affronter à d’autres organisations, moins radicales et combatives que le SNCC, qui étaient en outre plus proches des institutions libérales de l’establishment.

Néanmoins, le SNCC ne tarda pas à recevoir des aides financières de ces mêmes institutions libérales, ainsi que des fonds qui passaient pour être contrôlés par le Parti communiste (ce qui donna lieu à des rumeurs et à des prises de position réclamant qu’on prenne des distances). Le SNCC a défendu son indépendance, soutenu par des militants critiques et expérimentés comme Ella Baker. Ella Baker avait mis sur pied dès avant la Deuxième Guerre mondiale des coopératives dans les bidonvilles noirs, à commencer par Harlem à New York. Ses expériences au sein des projets du mouvement des droits civiques la conduisirent à critiquer le leadership et le lobbyisme libéral. Elle revendiqua pour les pauvres, les femmes et la jeunesse noire le droit de bâtir leur propre organisation. Ella Baker n’a cessé de dépasser les clivages entre factions adverses, entre militants venant des États du Nord et ceux originaires du Sud, entre les générations, entre intellectuels et simples citoyens, entre militants noirs et soutiens blancs. Ella Baker s’est servie de son sens pratique pour forger des liens non hiérarchiques et apaiser les conflits internes.

On le voit, Clayborne Carson nous présente des individus exemplaires de sensibilité libertaire et qui ont aguerri les esprits en vue de durs combats. James Lawson, par exemple, qui était un disciple de Tolstoï, avait voyagé en Inde dans les années 1950 et ramena les techniques gandhiennes aux États-Unis. Lawson a conduit de nombreux trainings d’action non violente au début des grandes campagnes du SNCC dans les États du Sud.

Un autre militant libertaire qui réussit à mettre sur pied des organisations efficaces fut Bob Moses. II réussit à intervenir dans des bastions racistes. Bob Moses fut directement influencé par les écrits d’Albert Camus, notamment La Peste et « Ni victimes ni bourreaux ». Bob Moses se garda d’accepter le moindre rôle de direction au sein du SNCC. Il se mit même en retrait et changea de nom pour éviter de devenir une figure de héros encensée par les autres militants. Ces non-violents ennemis de la hiérarchie ont créé un style de militantisme non violent qui s’appuyait sur des communautés égalitaires : « A band of brothers » (and sisters). Les militants étudiants habitaient des villages ou des quartiers noirs où ils ne touchaient qu’un peu d’argent de poche pour survivre. Ils ont partagé la vie des Noirs dans le Sud ségrégationniste, ont compris, respecté et commencé à aimer leur culture. Aux moments cruciaux, ils ont subi les attaques des racistes qui défendaient leurs privilèges avec la dernière violence.

Le SNCC a prôné l’action directe contre la ségrégation, par exemple les Freedom Rides, actions menées contre la ségrégation dans les autocars de longues distances des États du sud des États-Unis. Mais le SNCC a également lancé des campagnes d’inscription des Noirs sur les listes électorales, la légitimité démocratique des États-Unis étant mise en question dès lors qu’on ne permettait pas aux Noirs d’être inscrits dans les États du Sud. Le Parti démocrate étant une organisation de Blancs purs et durs, on lui opposa le Mississippi Freedom Democratic Party (MFDP), qui fut fondé pour essayer de représenter les Noirs au Congrès fédéral du Parti démocrate de 1964. Le SNCC resta une organisation non électorale, mais le MFDP fut créé par quelques militants du SNCC. Or ce MFDP s’enlisa bientôt dans une crise due aux concepts contradictoires qui le minaient : on y contesta notamment le soutien que lui apportaient les Blancs libéraux et le gouvernement fédéral (car le mouvement des droits civiques avait longtemps entretenu des espoirs du côté de l’administration Kennedy). Les Démocrates au pouvoir n’avaient-ils pas toujours préféré des racistes blancs aux Noirs provenant du mouvement des droits civiques ? Les Noirs n’avaient-ils pas été toujours victimes de considérations tactiques lors des élections ? Les étudiants blancs eux-mêmes, soumis à leur propre éducation, n’étaient-ils pas un obstacle à la conscience d’eux-mêmes que les Afro-Américains développaient ? Pourquoi les médias préféraient-ils rechercher le contact des militants volontaires blancs ? Comment les Noirs pourraient-ils parvenir à bâtir des organisations et des institutions propres ? Et le problème le plus important n’était-il pas là, au lieu d’espérer une intégration et des droits égaux au sein d’une société incorrigiblement raciste ? Et la non-violence était-elle une stratégie adéquate ? Dans le Sud, il y avait aussi une tradition d’autodéfense armée parmi les paysans noirs.

Au bout du compte, d’organisation en vue de coordonner des groupes d’action étudiants, le SNCC avait évolué vers une organisation de cadres professionnels qui cherchaient désormais à établir un programme et à développer des stratégies à succès. Depuis le Mississippi Freedom Summer, en 1964, le SNCC comptait plus de 200 permanents. Le nombre en hausse de nouveaux militants finit par défaire les liens intimes et personnels qui leur permettaient d’aplanir leurs différends. On exigea de tous qu’ils soient formés et observent la discipline ; en outre, on se méfiait des infiltrations policières. Le SNCC était véritablement en crise. Il ne se présente plus comme une organisation unitaire, les floaters (dérivants) s’opposent aux hardliners (révolutionnaires professionnels). Dès 1965, projets et, marches contestataires ne sont plus capables de surmonter les clivages. Diverses tendances à la bureaucratisation et à la centralisation contrecarrent des tentatives locales d’autogestion.

En ce qui concerne l’adoption du slogan « Black Power » dans la seconde partie des années 1960. Clayborne Carson indique qu’il ne partage pas le rejet du mot d’ordre qu’ont exprimé les premières réactions de Martin Luther King et d’autres porte-parole du courant explicitement non violent. Carson lui préférait une stratégie plus intelligente : donner à ce mot d’ordre un contenu positif issu de stratégies non violentes. Comme les Afro-Américains avaient besoin d’un pouvoir social, ce ne fut pas par hasard que ce slogan fut accueilli chez les Noirs avec une telle ferveur. Il faut à coup sûr voir là une question concernant le mouvement social en général : la conséquence théorique vis-à-vis de « l’opportunisme du mouvement social » ! Les libertaires connaissent ce problème depuis 1918-1919, époque où la discussion porta sur la possibilité de définir la « dictature du prolétariat » de sorte que ce slogan signifie le développement d’un pouvoir et d’un contre-pouvoir prolétariens en évitant la dictature d’un parti.

Pour les uns violence et centralisation n’étaient pas nécessairement associées à ce slogan, pour les autres — parmi les libertaires de l’Association internationale des travailleurs, et notamment Rudolf Rocker — ce point de vue n’était absolument pas défendable (dans son œuvre majeure, Nationalisme et culture, l936, Rudolf Rocker envisage une utopie culturelle antiraciste qui est l’égale de l’utopie d’une sorte d’intégration révolutionnaire. Rocker postule que, en cas de mélange des cultures dans l’histoire, le niveau culturel serait en général élevé).

Une idéologie du Black Power est à l’opposé de cette utopie libertaire puisqu’elle exige la séparation, à l’époque, très concrètement, on a exigé le divorce des couples noir et blanc. En plus, on a assisté à une hiérarchisation de la blackness. Ceux qui avaient une peau beaucoup plus noire que les autres se sentaient privilégiés, et les Noirs avec une peau plus blanche infériorisés. L’utopie d’une intégration libertaire sur fond d’égalité de tous les individus selon Rudolf Rocker permet d’envisager une solution politique qui évite les pièges d’un nationalisme noir et séparatiste autant qu’une intégration libérale, voire l’assimilation à des valeurs blanches qui supprimerait les richesses de la culture des Noirs : ce n’est pas par hasard qu’aux yeux du Ku Klux Klan le mélange entre Noirs et Blancs signifiait la plus lourde menace. Dans la mouvance altermondialiste d’aujourd’hui, on assiste à des débats sur le global citizenship et la culture world du mélange qui s’opposent à la notion de « choc des civilisations » de Samuel Huntington, et qui pourrait être une version moderne de l’utopie de Rocker (note ajoutée par Lou Marin).

On a souvent vu des porte-parole et des agitateurs abonder dans le sens de leur auditoire, voire changer d’avis en vertu de leur public. Et l’on va droit à la catastrophe dès que ces gérants des mouvements sociaux accèdent au pouvoir de redéfinir à discrétion les contenus. Par contre, démarcations rigides et critiques polémiques font courir le danger de provoquer des scissions évitables et de contribuer à la dégénérescence du mouvement en encourageant le sectarisme et la volonté d’avoir toujours raison. Ces problèmes se reposent sans cesse et ne peuvent pas se résoudre de manière abstraite et générale. Dans le cas du SNCC, on peut tout à fait examiner comment les divergences internes ont été aggravées par la répression extérieure.

Les débats et les formes d’action directe ont servi d’exemple aux courants de base de la gauche radicale en Europe, en Allemagne aussi bien qu’en France. Ce sont d’abord les tactiques non violentes du mouvement des droits civiques qui ont été suivies. Dans les années 1950 et 1960, il y avait déjà des « altermondialistes », formes d’action et revendications ont été étudiées comme annonciatrices d’un mouvement mondial. Les sit-in ne sont que l’exemple le plus connu. Toutes les actions « points rouges », c’est-à-dire le refus de payer les transports publics, le boycott des tramways en vue de créer un réseau alternatif de covoiturage, tout cela a été influencé par le boycott des bus à Montgomery, par les Freedom Riders et autres actions menées dans le sud des États-Unis. Plus tard, lorsque les thèmes d’autodéfense, de résistance armée, de solidarité avec le tiers-monde se sont développés à partir du mouvement Black Power, cela a également eu des répercussions sur les mouvements européens, notamment avec le début des actions de guérilla.

Même théoriquement, les écrits de Herbert Marcuse, par exemple, ne sauraient être compris en dehors de leur relation avec les débats et les expériences des mouvements américains. Il a souvent sous les yeux des événements concrets, des discours ou des processus auxquels il apporte son soutien intellectuel et dont il tire des conséquences théoriques, pour la plupart très proches du mouvement (Angela Davis était son élève). C’est le cas de beaucoup de théoriciens et théoriciennes, Hannah Arendt par exemple. Les débats sur le droit à la résistance, la désobéissance civile, etc., dans les sphères universitaires, sont le reflet des actions du mouvement des droits civiques, puis du mouvement contre la guerre au Vietnam (les plaidoiries et les expertises devant les tribunaux ont servi de toile de fond aux discours de philosophie du droit).

C’est ainsi que beaucoup de débats propres aux récents mouvements sociaux sur l’émancipation, les droits des minorités, les formes d’action et d’organisation ont leur origine dans le SNCC. Leurs discussions concernant l’efficience et la démocratie, la discipline et la spontanéité, le pouvoir et la provocation sont revenues souvent sur le tapis quand les mouvements essayent de surmonter leurs limites. La réponse à la répression, aux actes de violence du pouvoir dans la rue et dans les tribunaux, aux provocateurs et aux indicateurs de police, les problèmes posés par la clandestinité ou les structures ouvertes sont des thèmes que les mouvements sociaux ne peuvent pas ne pas traiter. Ainsi les exclusions sectaires, les radicalisations individualistes qui ont marqué les vies des militants du SNCC dans sa seconde phase jusqu’à la fin des années 1960. Enfin, en 1969, lors de leur dernière rencontre, ils ont remplacé le mot non-violent par national dans l’acronyme SNCC. Le faux avant-gardisme d’une politique d’identité qui ne laisse plus d’espace aux débats et aux corrections, les scissions, le culte des chefs, les violentes confrontations internes ont détruit leur organisation. Après qu’a été trahie la morale originelle de la révolte, on est devenu suicidaire. Voilà où mène l’expérience des mouvements d’émancipation lorsqu’ils adoptent les comportements de ceux qu’ils veulent combattre. La contre-culture s’est changée en une impasse réactionnaire. Depuis l’époque du SNCC, il y a là une évolution qu’on retrouve trop souvent et qui menace tout nouveau mouvement de libération. En ce sens, l’histoire du mouvement afro-américain des années 1960 est un exemple à méditer.

Johann Bauer
Traduit et revu par Lou Marin avec l’aide d’Arthur Zweifel.
D’après l’article paru dans GraswurzelRevolution n° 287, mars 2004.

Sur le contexte de la révolte noire des années 1950 et 1960,
lire le chapitre XVII, « Ou bien explose-t-il », de Howard Zinn,
Une histoire populaire des États-Unis, de 1492 à nos jours,
Marseille, Agone, 2002.

Article publié dans Gavroche, revue d’histoire populaire,
n° 141-142, mai-août 2005.

Source : Anarchisme et non-violence 2,
23 août 2006.

Notes

[1Clayborne Carson : In Struggle. SNCC and the Black Awakening of the 1960s, with a New Introduction and Epilogue by the Author. Harvard University Press, Cambridge/Massachusetts, London England, Second Printing 1996.
Clayborne Carson : Zeiten des Kampfes. Das Student Non-violent Coordinating Committee (SNCC) und das Erwachen des affo-amerikanischen Widerstands in des sechziger jahren. Editions Graswurzelrevolution, Nettersheim/All. 2004 (traduction de l’anglais américain).
Clayborne Carson (Ed.) : Martin Luther King. Autobiographie. Bayard, Paris, 2000.

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