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Federico Arcos

vendredi 21 août 2015, par Paco Ríos

Barcelone, 18 juillet 1920 - Windsor (Ontario), 26 mai 2015

Federico Arcos est décédé le 26 mai 2015 à l’âge de quatre-vingt-quatorze ans. Ces derniers mois n’ont été faciles ni pour lui ni pour sa fille Montse.

J’ai parlé pour la dernière fois avec Federico par téléphone alors qu’il se trouvait dans la résidence où Montse l’avait fait admettre car il ne pouvait plus vivre seul. La conversation fut difficile, je le comprenais à peine.

Cette situation n’était pas nouvelle pour nous autres, compañeros qui avions constaté combien son état de délabrement empirait.

Les conversations tournaient autour de sa principale préoccupation, la donation d’une partie de ses archives à la Bibliothèque de Catalunya.

Il est facile d’imaginer quel effort il avait déployé pour essayer de classer et de mettre en caisses ces milliers de documents, photos, livres, objets, etc.

Ma compagne et moi lui avions rendu visite en août 2007 et avions pu constater l’importance de ses archives. C’est ce qu’admet aujourd’hui la Bibliothèque de Catalunya, qui a reçu et catalogué, pour l’instant, plus de dix mille documents. Le dernier envoi de paquets fut réalisé par Montse, l’épuisement physique de Federico l’en empêchant totalement. Les photos envoyées par Montse rendent bien compte du chaos, du désordre apparent qu’était devenue la maison, bourrée de papiers, de livres, de caisses. Ce furent des mois très durs, mais ce fut la meilleure fin possible de sa vie. Il savait que le fruit de son énorme travail de collecte arrivait à bon port.

Le 19 juillet de cette année il aurait fêté son quatre-vingt-quinzième anniversaire et le soixante-dix-neuvième de la révolution...

Ce fut Diego Camacho (Abel Paz) qui me parla de Federico Arcos pour la première fois. Je ne me souviens pas de la date exacte. Peut-être au milieu des années 1980 ? Diego décrivait Liberto, Federico, Germinal, José Bajen, Margalef, José Gonsalves, Pedro Torralba, Juan Mora et lui-même comme composants d’un même groupe anarchiste, « les Quichottes de l’idéal ». Un groupe de jeunes d’une quinzaine d’années qui avaient écrit quelques brochures et édités trois numéros d’une revue, Le Quichotte, laquelle, selon Diego, fit l’objet d’une enquête de la CNT, au motif qu’elle était radicalement opposée à la ligne gouvernementaliste du syndicat anarcho-syndicaliste.

Il me fallut attendre quelques années pour le rencontrer ; c’était en 1995, à l’occasion de l’enregistrement du documentaire Vivir la utopía (Vivre l’utopie). Cette fois c’est par Liberto Sarrau que je fis sa connaissance physiquement.

Je me rappelle que l’enregistrement eut lieu chez Helenio Molina Iturbe et que, lorsqu’il prit fin, tous les membres de l’équipe étaient émus par ses paroles. Telle était l’intensité de Federico lorsqu’il évoquait ses souvenirs et ses expériences vécues.

Federico naquit à Barcelone, dans le quartier du Clot, rue d’Aragon. Il était le benjamin de cinq frères. Né dix ans après son frère immédiatement plus âgé, il fut un enfant privilégié objet de beaucoup d’affection. Son père était tanneur et sa mère femme à la maison. Analphabètes, il leur lisait les journaux : Tierra (Terre), la Soli (Solidaridad obrera), la Revista blanca (Revue blanche), la Novela ideal (la Nouvelle idéale), Tiempos nuevos (Temps nouveaux), etc. Il lisait aussi la presse aux voisins. Il grandit dans l’ambiance de la CNT puisque son père, ses frères, ses beaux-frères appartenaient à la CNT.

« À la maison, à table, on parlait toujours de la même chose et à quatorze ans je devins apprenti et on m’affilia à la CNT, au syndicat de la métallurgie » ... « Une grande partie du voisinage était aussi affiliée à la CNT et à cette époque-là nous partions en excursion à la montagne ; jeunes et enfants nous grandissions ensemble et à partir de là naissaient des couples, des amitiés et des affinités, qui durèrent toute la vie. La solidarité et l’entraide étaient très grandes. »

À la différence de Diego Camacho et de Liberto Sarrau, Federico ne fréquenta pas la Escuela Natura (École Nature) du Clot mais une école privée du quartier où, se souvenait-il, il avait eu la chance de ne pas avoir à faire à des maîtres très autoritaires. Postérieurement, à quatorze ans, alors qu’il avait commencé à travailler, il suivit les cours de la Escuela de Artes y Oficio (École des arts et métiers) du quartier, rue Rogent.

Il s’inscrivit à l’Ateneo ecléctico (Athénée éclectique) de la rue Internacional (maintenant Nació). Mais il ne rejoignit les Jeunesses libertaires du Clot qu’après le 19 juillet 1936.

« Ce 19 juillet fut… la veille il y avait une fête dans une rue proche quelque part par là, une de ces fêtes de quartier qui… et ils interrompirent tout à cause des événements qui s’annonçaient et du soulèvement militaire qui semblait imminent... Je m’en allai au lit et je fus réveillé par les sirènes des usines et on entendait, on vivait et on écoutait… Ils ont pris cet endroit… Ils ont tué Ascaso… Ils ont pris la caserne de San Andrés… Et c’était comme si dans toute la ville de Barcelone ne battait qu’un seul cœur, quelque chose qu’on ne vit qu’une fois, en un siècle parfois, et ce que je peux dire c’est que ça a marqué ma vie et je vis toujours avec cette émotion. »

Ce jour-là et les suivants marquèrent pour toujours la vie de Federico et de nombreux jeunes du quartier du Clot, de Barcelone, de Catalogne et de la Péninsule ibérique. Tous les hommes de sa génération que j’ai rencontrés sont d’accord pour dire que ce furent les meilleurs jours de leur vie et ils racontent leur expérience avec beaucoup d’émotion.

« Je revivrais ça mille fois, mille fois. Car ce furent les années les plus intenses de ma vie. Je connus la fraternité, le désintéressement, l’esprit de sacrifice et la solidarité, c’est-à-dire le sentiment d’être frère de tous ceux qui luttaient avec moi, qui partageaient les mêmes idées… Encore maintenant, quand tu te promènes de par le monde et que tu rencontres au Mexique, en France, en Angleterre, n’importe où, un de ces compañeros, tu le prends dans les bras et tu pleures parce que tu revis tout ça... Jamais, jamais, jamais je ne regretterai d’avoir vécu ces années-là. »

L’entreprise où il travaillait fut collectivisée. Les travailleurs créèrent une bibliothèque et Federico fut nommé bibliothécaire.

« Si le soulèvement militaire ne s’était pas produit, un an plus tard peut-être il y aurait eu une révolution, car le peuple espagnol était préparé pour ça… Je croyais toucher la révolution de la pointe de mes doigts. Un jour, je dis à ma mère : il y a ici ces cinq pesetas et je vais les garder parce que j’apprendrai à mes enfants que c’est pour ça (l’argent) que l’on tuait les gens. »

Il participa à la collectivité agraire de Cerviá, dans la province de Lérida, où il aida Liberto et Diego à transporter des armes, puis à la collectivité industrielle de la brasserie barcelonaise Moritz. Avec ses amis, il créa un groupe, les Quichottes de l’idéal.

« Au cours de l’année 1936, en été déjà... Diego Camacho, Liberto Sarrau, José Bajen et moi nous rencontrâmes et nous formâmes le groupe. José Bajen était un jeune homme d’action, il avait toujours sur lui son pistolet, nous non ; je me souviens qu’une fois, nous étions alors au secrétariat des Jeunesses libertaires, Diego était assis au bureau, Bajen était au centre, moi d’un côté et un autre ami de l’autre. Bajen chargea son pistolet, un coup de feu partit et la balle s’incrusta dans le bureau où était Diego, pétrifié et soudainement très pâle… S’il avait tenu le pistolet deux centimètres plus haut, il l’aurait tué...

Les Quichottes, ensuite… Nous commençâmes par des brochures, nous les posions sur une table pour que les gens puissent les prendre peu à peu et après, quand Liberto s’en alla vivre à Gracia, dans un appartement réquisitionné qui avait appartenu à un Allemand, il intégra les Jeunesses libertaires du quartier de Gracia et le groupe s’élargit avec l’arrivée de Germinal Gracia, Juan Mora, qui était dessinateur, Margarita Parés, José Gonsalvez qui en vérité mourut dans un camp de concentration après être passé en France, pas dans le camp même, il fut évacué et décéda à l’hôpital de Perpignan, Pedro Torralba aussi... Et nous publiâmes trois numéros. L’esprit des Quichottes était de conserver pure, intègre, l’idée anarchiste car nous considérions que c’est en la jeunesse que réside la continuité des idées et qu’il nous fallait conserver notre pureté malgré la position prise par les ministres… ou les dirigeants de la CNT ou de n’importe qui... » « À propos du troisième numéro... “Par décision gouvernementale et pour un temps indéfini, la parution du Quichotte est suspendue...” Et cela se produisit non seulement à cause du gouvernement mais aussi à cause de la pression du Comité régional et de l’organisation CNT. Tant que nous produisions des brochures ou des manifestes, ils ne savaient pas qui nous étions mais avec la revue nous nous démasquâmes et nous dûmes cesser de la publier. »

Je me souviens d’une anecdote qu’il m’avait racontée plusieurs fois et qui concernait Liberto et lui-même, à la suite du bombardement de Rosas et de la rumeur qui s’en était suivie sur un débarquement et qui l’avait marqué pour toujours. La chance voulut qu’au cours de cet enregistrement réalisé à La Verneda, pendant son dernier voyage en Espagne, il me la raconte de nouveau. Il exprime à la fin sa claire volonté de rester fidèle aux hommes et aux femmes qui le précédèrent dans la lutte pour la liberté et de rester toujours le continuateur de la fidélité à ses idéaux.

« Je participais à un plenum régional des Jeunesses libertaires dans la Maison CNT-FAI et alors on nous dit que Rosas avait été bombardé et qu’on craignait un débarquement et on conseilla à chacun de nous de rejoindre sa propre localité. Je sortis alors de là et j’allai chercher Liberto au kiosque qu’il tenait à l’angle de la rue Ausias March, je crois, et du paseo San Juan, et nous nous dirigeâmes ensemble vers le Comité de défense. Là, les rares armes qui restaient avaient été distribuées et il ne restait plus que deux tromblons plus hauts que nous... Il fallait tirer le chien bien en arrière… et on nous donna six balles et le tromblon.

Nous restâmes là à attendre, attendre et plus tard arrivèrent les compañeros qui nous demandèrent de rendre les tromblons, que tout était fini. Nous nous sentîmes très offensés de ce qu’on nous reprenne l’arme avec laquelle nous voulions défendre notre révolution, nous étions disposés à nous sacrifier pour elle et un compañero nous dit :

“Oui, nous le savons, nous savons que vous êtes prêts mais nous sommes plus âgés et il est logique que nous tombions les premiers si c’est nécessaire, et vous serez, vous devez être le garant de la continuité de la révolution et c’est en vous que nous avons forgé nos espoirs.”

… Cela m’impressionna beaucoup et je me suis toujours souvenu que je dois rester fidèle à leurs espoirs, à respecter ce qu’ils attendaient de moi et si je manquais à ça je ne serais pas digne de continuer à vivre. »

Sans aucun doute, Federico fut fidèle à ces compañeros plus âgés.

La fin de la guerre le surprit alors qu’il avait été appelé, avec sa classe, et désigné comme milicien de la culture.

« Oui, j’arrivai sur le front au mois d’avril 1938, quand ma classe fut appelée. On nous prépara pour former le bataillon antigaz et… après, on nous envoya au front, où on nous intégra à des compagnies pour donner des leçons aux soldats sur l’antigaz. Plus tard, le bataillon antigaz fut dissous et, redevenu soldat, on me fit milicien de la culture. Que signifiait être milicien de la culture ? Bon, il y avait les soldats qui ne savaient ni lire ni écrire, j’allais donc de position en position et je donnais des leçons et c’est … c’est fascinant de voir quelqu’un qui écrit les lettres J, puis O, S, et É... c’est-à-dire JOSÉ et comprendre que c’est son prénom… quelqu’un dont les yeux s’ouvrent et voir comme une porte qui s’ouvre sur sa vie. Peu à peu, de position en position jusqu’à ce que la guerre se termine...

Quand survenait un affrontement il y avait des compañeros… J’étais le petit et ils disaient ; pas le gosse. Tous les compañeros officiers voulaient me protéger.

Nous étions sur le front de Tortosa et il nous fallut nous replier sur Tarragona. Tarrogona, le 15 janvier 1939, était trois fleuves humains qui marchaient sur la plage, sur la route ou en suivant la voie ferrée et là les avions, qui avaient épuisé leurs munitions, passaient on peut presque dire en nous frôlant la tête ; c’était… c’était une déroute. Après, nous installâmes une ligne défensive à Altafulla et ensuite une autre à Torredembarra, ils nous assiégèrent, nous nous tirâmes d’affaire comme nous pûmes et… à la fin nous étions une quarantaine et… là, sans manger ni boire, sales et affamés, pas rasés, pleins de bombes… et arriva un camion et on nous dit que les officiers et les commissaires devaient monter dans le camion… deux officiers compañeros anarchistes et un autre officier restèrent et nous étions donc… vingt-huit hommes. Nous suivions la route et apparut un lieutenant-colonel avec son escorte et il nous dit : “faites une ligne défensive ici”, et un lieutenant, un Aragonais très sûr de lui, répondit “nous sommes sous les ordres de la brigade”... Le lieutenant-colonel insistait : « il faut faire une ligne ici », et il se vit entouré par vingt-huit hommes sales, avec des bombes, il fit demi-tour et il s’en alla... »

Il passa en France en camion avec quelques compañeros des Jeunesses libertaires du Clot. Les photos de cette époque le situent dans les camps de concentration d’Argelès et de Barcarès, en compagnie de compañeros du quartier. En 1941, il décide de revenir en Espagne et, après le service militaire, il commence à travailler à Barcelone où il rejoint la lutte clandestine des Jeunesses libertaires et de la CNT. En 1948, il fuit en France à la suite de la mort de son compañero et ami Raúl Carballeira ; puis il est actif au sein de la Fédération ibérique des jeunesses libertaires de Toulouse, et de la guérilla libertaire avec Sabater et Massana [1].

Federico émigra au Canada en 1952. À Detroit, de l’autre côté du fleuve, il prit contact avec la communauté anarchiste d’origine européenne, Espagnols, Italiens, Polonais, Allemands, etc., et le temps passant il devint un des compañeros les plus actifs du groupe Libertad.

Il travailla chez Ford comme tourneur-mécanicien jusqu’à sa retraite, sans cesser de participer avec son syndicat à toutes les luttes et grèves. Au même moment, dans le sous-sol de sa modeste maison, à Windsor, il emmagasinait une des plus importantes collections sur l’anarchisme en Amérique du Nord.

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Il ouvrit sa maison aux historiens et aux chercheurs. Federico et Pura, sa compañera de toujours, mère de Montse, femme sensible, solidaire, cultivée, anarchiste et fondatrice de Mujeres libres à Valence, leur offraient le gîte et le couvert.

« En Amérique, la révolution espagnole fait rêver… et les compañeros américains sont plus dignes d’elle que de nombreux Espagnols qui se disent compañeros. »

Les années passant, il réussit, après la mort d’Emma Goldman, à récupérer quelques-unes des affaires de la penseur et activiste anarchiste qui étaient restées à Toronto. À partir de là, il consacra de nombreuses d’années à faire vivre sa mémoire.

« Je vis Emma Goldman au cours d’un meeting où Sébastien Faure était aussi présent.

Plus tard, je saisis une opportunité. Emma Goldman décéda à Toronto et Rudolf Rocker annonça que la bibliothèque publique de New York chargerait quelqu’un de s’occuper des documents d’Emma Goldman. Mais beaucoup de ces documents restèrent à Toronto et j’eus la chance, les années passant, de les récupérer. À Toronto, Emma Goldman laissa un bon souvenir. Elle y séjourna en 1926, puis en 1934 et quand elle s’y rendit en 1939, au mois d’avril, elle était détentrice d’une habilitation délivrée par Lucía Sánchez Saornil au nom de la SIA [2] et chargée de recueillir de l’aide pour les réfugiés espagnols, et elle organisa débats et conférences... »

L’ami et compañero de Detroit, David Watson, rappelle combien « Federico aimait la poésie ; il produisit une charmante collection d’élégies dédiées à ses camarades tombés dans la lutte… et des méditations sur la condition humaine… il pouvait réciter de mémoire une quantité impressionnante de poésies… il croyait au pouvoir des mots comme il croyait au pouvoir de l’amour, de l’amitié, de la loyauté, de la justice, de la liberté... »

En très peu de temps, deux poètes, Jesús Lizano et Federico Arcos, sont décédés. Deux amis et compañeros, et ça fait mal.

Avec la disparition de Federico, ce sont les longues conversations téléphoniques qui me manqueront ainsi que les promenades dans notre quartier du Clot : la rue Rogent, la façade de l’immeuble « moderniste » de l’École des arts et métiers où il étudia, la rue Internacional, la rue Xifra, etc.

Avec lui disparaît un pan de la mémoire ouvrière et libertaire du quartier du Clot, des quartiers de Barcelone, de Barcelone la rebelle.

Avec celle de Jesús, sa dimension théâtrale, sa voix, ses paroles…

Avec celle de tous les deux, vient la solitude.

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En regardant la photo des Quichottes : Diego Camacho (Abel Paz), Liberto Sarrau, Federico… en me remémorant Jesús Lizano, un autre Quichotte devenu Lizanotte de l’Acracie, je ne peux qu’être ému, comme Federico lorsqu’il se souvenait de sa jeunesse et des companys [3]. J’ai eu la chance de les connaître. Ils m’ont offert leur amitié et m’ont abreuvé d’enseignements.

« L’avenir appartient aux audacieux, quand il n’y a plus de rêve il y a la mort. »

Salut compañeros, que la terre vous soit légère.

Paco Ríos
Barcelone, 24 juin 2015.

Traduit de l’espagnol par Silfax.
Source : “la voie du jaguar”,
août 2015.

The legacy of Federico Arcos,
Emma Goldman and the Spanish Revolution

Notes

[1Quelques-uns des éléments biographiques proviennent de la page Web du site de la CNT de Puertollano et de David Watson.

[2Solidarité internationale antifasciste (note de “la voie du jaguar”).

[3En catalan (note de “la voie du jaguar”).

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