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Notes anthropologiques (XXIX)

mardi 22 janvier 2019, par Georges Lapierre

Le capital ou la visibilité de l’Idée (I)

Première partie, aperçu théorique

« Pour nous l’or n’est pas substance, mais usage. Nous n’en retenons que les fonctions fiduciaires, et les réserves de Fort Knox nous fascinent moins que les billets de banque, garantis par ces réserves, dont nous attendons des denrées, des femmes et des propriétés. Les pirates ignorent dédaigneusement ces usages. Pire, ils s’ingénient à les anéantir par la dérision, en mimant d’une manière grotesque les conduites des civilisés : qu’ils enfouissent l’or ou qu’ils le gaspillent, les pirates parodient nos bas de laine ou notre manie de la propriété. [1] »

Il convient de prendre le mot « idée » dans le sens originel du terme : l’idée qui se trouve au point de départ de l’activité humaine. C’est dans ce sens originel que j’ai usé jusqu’à présent du concept de pensée : la pensée comme activité pratique de communication. L’idée est ce qui met en branle la pensée comme activité pratique de communication, l’idée se réalisant grâce à la pensée spéculative générant l’activité sociale. Je distingue, sans doute un peu légèrement, l’idée de la pensée en précisant que l’idée active la pensée. Le plus souvent, ces deux termes se confondent dans la mesure même où l’idée anime la pensée. L’idée est contenue dans la pensée, à la fois comme point de départ et comme point d’arrivée. Elle est ce qui met en branle la pensée, qui déclenche son mouvement créateur de réalité, l’étincelle qui met le feu aux poudres, en quelque sorte ; le big-bang à partir duquel se développe tout le procès de création du réel. Elle se trouve aussi à la fin du procès de la pensée comme idée réalisée, comme réalité pleine d’esprit. Cette distinction est seulement hypothétique, une hypothèse théorique qui peut s’avérer intéressante, elle serait plutôt d’ordre épistémologique : faciliter notre compréhension théorique de la réalité — et, en ce qui nous concerne, la compréhension théorique de l’activité marchande et de la marchandise.

Si l’idée de l’échange qui se trouve au commencement reste toujours l’idée de l’échange, si la pensée est toujours qualifiée de pensée spéculative et ne change pas, par contre les modes d’expression de la pensée, elles, sont diverses et variables. Nous connaissons plusieurs sortes d’échanges : les échanges de type cérémoniel, parfois qualifiés de potlatch, les échanges dits coutumiers lors des mariages ou des funérailles, nous avons décrit les fêtes en hommage des dieux et des déesses tutélaires d’un peuple ou d’un village, ou encore les échanges de type sacrificiel, le troc aussi ; de notre côté, nous pratiquons au quotidien l’échange marchand dans des proportions si considérables qu’il semble bien avoir envahi tout notre vie. Et cette pensée spéculative mis en mouvement par l’idée aboutit à l’échange généralisé de tous avec tous à l’intérieur d’une collectivité, d’un ensemble plus ou moins important. Ainsi chaque société repose-t-elle sur l’activité pratique d’une pensée commune mise en branle au départ par l’Idée, activée par l’Idée, qui prend en général la figure d’un capital acquis, mais pas toujours, pas nécessairement. Le capital tel que nous le concevons n’est que l’apparence de l’Idée, c’est l’Idée qui se fait apparente. Je conçois le capital comme l’idée qui déclenche le mouvement pratique de la pensée dans le monde, la communication de tous avec tous. Le capital est l’idée qui se fait apparente. Le capital est seulement la visibilité de l’idée, l’idée devenue visible, l’idée manifestant sa présence. Il existe dès la plus haute antiquité et sans doute dès l’origine de l’humanité. Le capital tel que nous le connaissons et qui détermine l’échange marchand n’est que la forme moderne prise par l’idée.

La pensée est le mouvement pratique de réalisation de l’idée d’échange. Cette pensée en mouvement est une pensée spéculative, elle spécule sur un retour possible. Dans les sociétés traditionnelles, le retour, nous l’avons vu, n’est pas fixé, il n’est pas arrêté, il est laissé à l’initiative du partenaire (ou des partenaires). Respect, respect. L’échange se présente alors comme un défi mettant en jeu les qualités éminemment humaines du destinataire du don : générosité, désintéressement, abnégation ; et sa réponse, sous la forme d’un don en retour, prend, elle aussi, la forme d’un défi (en retour) aux dispositions humaines du partenaire. La pensée spéculative prend l’aspect d’une surenchère agonistique, du moins dans les sociétés originelles. Ce n’est plus le cas dans la société marchande dans laquelle le retour est fixé par le marchand et garanti par l’État (à travers les dispositions du droit). La pensée spéculative existe bien toujours, mais l’enjeu s’est déplacé, nous pourrions avancer qu’il s’est déplacé des personnes aux choses, de la valeur humaine à la valeur des choses, monnaie, monnaie. Une longue histoire dont je tente parfois de retracer certains aspects [2].

Ce que nous entendons généralement par capital contient cette idée et à la fin du processus, l’idée même se trouve renforcée, elle a acquis de la puissance, la puissance d’éveil, celle de déclencher à nouveau tout le processus de la pensée. Nous restons dans le domaine de la pensée. Ce n’est pas parce que l’idée (ou le capital) se trouve désormais liée à la valeur des choses, à l’argent, qu’elle s’est, en quelque sorte, matérialisée, que nous devons l’ignorer, elle est toujours présente comme idée dans les têtes incitant la pensée à se développer et à se mouvoir dans le monde, l’inspirant, inspirant toujours avec plus de force l’activité pratique de communication. En réduisant le capital à n’être qu’une idée fixe, j’ai bien conscience de bouleverser les acquis d’une certaine réflexion théorique qui voit dans le capital et son accumulation une richesse purement matérielle prenant la forme de capitaux financiers c’est-à-dire d’une accumulation d’argent, monnaie, monnaie. Pourtant cette accumulation d’argent n’est qu’une accumulation de pouvoir : le pouvoir de l’idée à se réaliser, à déclencher tout le processus de la pensée, à provoquer l’activité pratique de la pensée. D’ailleurs ce pouvoir de l’argent, matérialisé dans l’argent, se présente de plus en plus comme un pouvoir dématérialisé comme la seule puissance d’une idée. D’une idée chargée de pouvoir, chargée d’effectivité.

Le système capitaliste n’est pas propre à notre civilisation marchande, nous le retrouvons dans toutes les civilisations. Il repose sur l’effectivité de l’idée, sur son pouvoir déclencheur, sur son pouvoir à provoquer le mouvement de la pensée, à inciter l’activité proprement humaine de l’échange. Cette idée peut bien être capitalisée c’est-à-dire devenue apparente que ce soit sous la forme de l’argent ou sous celle de nattes, ou de barres de sel ou de colliers de perles. Il ne s’agit pas de dénoncer le capital ou les différentes formes sous lesquelles l’idée se fait apparente, il s’agit de dénoncer le mode d’expression de la pensée, dénoncer l’échange marchand, par exemple, révéler sa pauvreté et son inhumanité. S’en prendre au système capitaliste, c’est se tromper de cible. Il s’agit de retrouver les réflexes, les pratiques qui font de nous des êtres humains. Les pratiques marchandes ne font pas de nous des êtres humains.

Aujourd’hui les anthropologues (comme Testart), les sociologues et autres idéologues ne conçoivent plus l’échange que comme échange marchand, c’est leur côté réducteur (ou, si l’on veut, civilisateur) : réduire un concept, en l’occurrence celui d’échange, à ce que nous connaissons, à notre misère sociale, c’est le côté béni-oui-oui des intellectuels. Au sujet du « capital », je me propose de faire la démarche inverse et de prendre ce terme dans le sens large d’idée, de l’idée qui se trouve à l’origine de l’activité humaine de l’échange de tous avec tous. Cette idée peut bien se trouver matérialisée ou non, être apparente ou non, devenir visible ou rester invisible, cela n’a pas d’importance, elle reste une idée, qu’elle soit contenue dans un objet ou dans une tête, d’ailleurs elle passe toujours de l’objet à la tête et vice versa. Et cette idée peut conduire à une activité mercantile et à sa reproduction sur une échelle toujours plus grande, comme elle peut conduire à une activité de type cérémoniel ou coutumier (et à sa reproduction sur une échelle qui se voudrait toujours plus importante).

L’Idée peut bien prendre des aspects contraires, se présenter sous différentes apparences, se matérialiser sous des formes variées, elle reste l’Idée, invariable, immuable. Par contre la forme qu’elle est amenée à prendre peut avoir son importance car elle annonce d’une certaine façon le mode par lequel elle se réalise. Parler à tout bout de champ de monnaie comme le font les anthropologues contemporains est source de confusion et de contresens sans fin. La monnaie définit un mode d’échange, l’échange marchand et, du même coup, un mode de matérialisation de l’idée, qui se présente sous la forme de l’argent, d’une accumulation et d’une concentration d’argent. Dans d’autres civilisations, qui ne sont pas marchandes, le capital prendra la forme d’une accumulation d’objets jugés précieux, des objets de valeur comme les perles, les blasons de cuivre, les haches de jade, les colliers ou les bracelets, les pierres trouées, les nattes, les cauris et autres coquillages. Et ces objets dont la valeur a été inventée et décidée de façon arbitraire par la collectivité entrent dans des échanges cérémoniels et coutumiers. Comme la monnaie, ils matérialisent l’idée, ils en constituent le capital, je dirai qu’ils capitalisent l’idée d’échange. L’idée peut bien se faire monnaie, le capital se constituer de valeurs monétaires, ce qui est important c’est le type d’échange sur lequel l’idée débouche, elle peut tout aussi bien déboucher sur un échange de type marchand (c’est le plus courant) que sur un échange de type cérémoniel comme ces gardiens de chèvres (un peu bandits) du Guerrero qui offraient des liasses de dollars au cours des fêtes villageoises.

Le capital peut être constitué d’une accumulation de pièces d’argent ou d’or, de ducats ou de florins ou bien encore d’une accumulation de barres de sel comme chez les Baruyas de Nouvelle-Guinée observés par Maurice Godelier [3]. L’idée d’échange est bien là, elle est contenue dans cette accumulation passagère, cependant avec les florins ou les ducats, elle débouche le plus souvent sur un échange de type marchand dans lequel le retour est fixé préalablement comme si on se refusait à reconnaître les qualités humaines du partenaire ; par contre avec les barres de sel, nous avons affaire à un autre type d’échange dans lequel le partenaire est bel et bien reconnu comme être de la pensée, un être né de la pensée, un être pensant, et, pour tout dire, un être spirituel.

Comme les lingots d’or engrangés à Fort Knox, les pierres trouées de l’île de Yap agissent à distance, c’est une idée pure, une simple et unique idée qui agit, de la magie à l’état pur pour ainsi dire : la toute-puissance de la pensée, la toute-puissance de l’idée ! L’or de Fort Knox agit dans le monde entier, il bouleverse l’existence de milliers de gens, de nouvelles marchandises naissent sans cesse, et sont produites sans cesse, elles sont échangées sans cesse contre de l’argent partout dans le monde. L’idée contenue dans l’or de Fort Knox, portée par l’or, irradie sans fin, se réalise pour revenir à son point de départ et pour irradier à nouveau, c’est notre côté primitif, c’est le côté primitif du monde marchand et il est toujours le même, il est toujours là depuis que l’homme est homme. Les pierres trouées de l’île de Yap ont irradié, elles aussi, dans toute l’île, dans l’archipel qui porte le même nom, et même au-delà. L’or de Fort Knox a conquis le monde avec les entreprises marchandes nord-américaines, les multinationales, dit-on. Ce sont elles qui ont imposé partout leur point de vue sur le monde si bien que c’est la forme qu’elles ont donnée à l’idée de l’échange qui s’est universellement imposée.

La forme apparente prise par l’idée, la forme apparente du capital, importe peu finalement, c’est la collectivité elle-même ou ceux qui, dans la société, pensent, ou ont la pensée de leur activité dans sa dimension collective, qui décident, dans une sorte de consensus social, de la forme que prendra l’Idée et cette forme que prendra l’Idée sera l’expression visible de leur pouvoir social, du caractère infini et absolu de leur pouvoir dans la société. L’idée ainsi capitalisée dans la société même, se faisant puissante, maléfique et terrible, devenant une puissance maléfique et terrible, devenant pouvoir total, déborde de toute part son apparence, elle est au-delà de son apparence, elle est le génie qui s’échappe de la lampe d’Aladin ; l’or de Fort Knox n’est qu’un pressentiment, il est le pressentiment de l’idée, il pressent le pouvoir infini des banquiers et autres marchands. C’est la force. La force de l’Idée. Elle est la vie et la mort. Elle s’avance, et les cadavres s’amoncellent sur les bas-côtés de son chemin. Le marchand a la force de l’Idée en lui, elle lui communique sa puissance infinie, comme l’aristocrate avait la force de l’Idée en lui, comme le Grand Homme des îles polynésiennes a eu la force de l’Idée en lui, comme le Tupinamba a pu avoir la force de l’Idée en lui.

L’or de Fort Knox n’est rien, il concentre seulement, il « cristallise », il donne à voir, il donne à imaginer la toute-puissance de l’Idée, comme les pierres trouées de l’île de Yap, comme les blasons de cuivre des Indiens de la côte ouest du Canada, comme les colliers de perles des Algonquins de la côte est. Tout est affaire d’imagination et d’emportement, tout est affaire d’esprit et chacun sait que les esprits, s’ils peuvent être trompeurs, sont bien plus puissants que les hommes. Il y avait, dit-on, une famille à Yap qui avait une réputation de grande richesse, lui permettant d’obtenir différents services, parce qu’elle détenait une grande pierre tombée au fond de l’Océan lors de son transport. L’agence de la banque d’Hawaï accordait aux habitants de l’île de Yap des prêts en dollars garantis par leurs pierres. Finalement tout est question de croyance, d’une profession de foi, ce qu’ont fort bien compris au demeurant les religions, comme la religion évangélique, par exemple, qui, sous différentes simagrées, rendent un culte à l’or de Fort Knox, à l’Idée sacrée et divine qui suinte de l’or de Fort Knox, un culte au veau d’or, dit-on.

Il est possible de préciser et de définir le capital comme pouvoir que possède l’Idée — la seule et unique idée, celle de l’échange —, à se réaliser. La définition du capital à laquelle je m’étais attaché dans Être ouragans me semble désormais restrictive. J’avais alors avancé que le capital représentait la capacité d’une pensée, celle du marchand (une idée dans la tête du marchand) à se réaliser, l’hégémonie de son point de vue sur le monde. Aujourd’hui, ce que nous entendons par capital est toujours cela, la suprématie du point de vue du marchand, l’Idée dans la tête du marchand, se réalisant comme l’entend le marchand, à sa façon ; mais la façon dont le marchand entend réaliser l’idée n’est qu’une manière, parmi d’autres possibles, de réalisation de l’idée d’échange. Je pense qu’il est possible de dégager l’Idée de la mainmise du marchand sur elle et de la saisir dans sa plénitude humaine. Le pouvoir de l’idée (capitalisé par elle) sur les hommes et les femmes a toujours existé et ce pouvoir est créateur de réalité. À quoi tient-il ?

Avec cette notion de valeur liée au capital, nous touchons sans aucun doute à ce qui constitue l’énigme de notre humanité — ou de notre inhumanité. Celle du don (ou de la dépense, ou de l’investissement). Le capital ne s’accumule pas, la richesse ne s’accumule pas, c’est la morale de la légende de l’anneau de Polycrate. Ou alors le capital ne s’accumule que pour être dépensé, que pour entrer une nouvelle fois dans l’activité générique, que pour être investi dans l’activité générant la vie sociale. La richesse circule, elle ne se thésaurise pas, elle ne s’immobilise pas, au contraire, elle est mobile et son mouvement est créateur de richesse, richesse capitalisée pour être à nouveau offerte, investie dans l’activité pratique de production ou reproduction de réalité, l’activité pratique de communication [4]. « Toutes les perles offertes au cours d’une fête se retrouveront dans une multitude de fêtes ultérieures en l’honneur des nouveaux morts chez les Are’Are’ », constate David Coppet [5]. Les plaques de cuivre, les lots de fourrures, les perles, les colliers ou les bracelets sont donnés, ils circulent au sein de la tribu ou entre les tribus, ils sont porteurs de l’idée et cette idée fait obligation, c’est le hau maori ou le mana polynésien ou sans doute encore l’algama grec. Les Are’Are’ disent bien que la thésaurisation est une faute qui peut entraîner la maladie et la mort de celui qui voudrait s’y adonner ; ils ne sont pas les seuls, notre capitaliste ne dit pas autre chose, le capital ne peut pas se figer sans entraîner la ruine de toute la société. Karl Marx ne dit pas autre chose : « Mettre l’argent sous clé est le moyen le plus sûr pour ne pas le capitaliser. » Les énormes pierres trouées de l’île de Yap peuvent bien rester sur place, immobiles, mais l’idée, elle, bouge, et les pierres changent de propriétaires — ceux-ci en prennent possession en apposant leur marque sur la pierre et puis les gens du village savent toujours à qui appartiennent les pierres. L’apparence de l’idée, sa visibilité, peut bien rester immobile et imperturbable, comme les pierres perdues de l’île de Yap ou l’or enfermé à fort Knox, l’idée, elle, agit, elle parcourt le monde comme les ondes la surface de l’étang.

« Donc tu as quelque chose de précieux que tu me donnes. Nous n’avons aucun accord quant au paiement. Je la donne à quelqu’un d’autre, et le temps passe et passe et cet homme qui a cet objet de valeur, doit me donner quelque chose en retour, ce qu’il fait. Or cet objet de valeur que je viens de recevoir, c’est le hau de ce qui m’avait été donné en premier (que tu m’avais donné). Je ne peux le garder pour moi, il doit être donné. Parce que cet objet est le hau de l’autre objet. [6] » Nous pouvons bien discourir sans fin sur ce qu’est le hau, sur ce mystère de l’Idée qui oblige. L’objet de valeur, ici le présent, le taonga, n’est que l’apparence prise par l’idée, et c’est bien l’idée de l’échange qui agit par le biais de son apparence, et qui veut que l’objet de valeur entre dans le circuit de l’échange de tous avec tous. Il faut bien se dire que l’Idée, qui se trouve au commencement de l’activité générique (créant ainsi le genre humain), en impose.

Marseille, le 11 janvier 2019
Georges Lapierre

Notes

[1Lapouge, Les Pirates.

[2Cf. « Notes anthropologiques » XX et XXI concernant l’objet de valeur.

[3Godelier (Maurice), La Production des Grands Hommes. Pouvoir et domination masculine chez les Baruyas de Nouvelle-Guinée, Fayard, Paris, 1982 (« Champs essais », Flammarion, 1996).

[4« Amasser des marchandises en vue de thésauriser ne peut être que le fait d’un avare en délire. » (Karl Marx)

[5D. Coppet, « Cycles de meurtres et cycles funéraires, esquisse de deux structures d’échange », in Échange et communications, mélanges offerts à Claude Lévi-Strauss pour son soixantième anniversaire, Mouton, La Haye, 1970. Cité par André Orléan in « L’Origine de la monnaie II. La monnaie dans les sociétés holistes », MAUSS.

[6Paroles de Tamati Ranaipiri, à son informateur R. Elsdon Best, nouvelle traduction. Pour quelques commentaires de ces paroles, se reporter aux « Notes » V et XIX.

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