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Suite mexicaine (III)

jeudi 15 août 2019, par Georges Lapierre

La guerre sociale au Mexique
Première partie : un survol de la question

La guerre sociale apparaît comme une constance de la vie mexicaine, elle n’est pas la « révolution qui vient », elle est un acharnement : acharnement à défendre ce qui a été construit dans l’ombre, acharnement à reconstruire une vie sociale entre les uns et les autres. Cette vie sociale qui s’est construite dans les marges de la civilisation de l’argent se trouve menacée par l’irrésistible ascension de la civilisation de l’argent.

Ce mouvement irrépressible de la domination est en passe de coloniser les derniers noyaux, les derniers bastions, de la vie communale, d’une vie sociale autonome reposant sur la réciprocité et non sur la séparation entre ceux qui auraient la pensée dans sa fonction sociale (les capitalistes) et ceux qui en seraient dépossédés — vaste histoire de l’humanité à laquelle j’ai consacré par ailleurs quelques notes brouillonnes.

Cette extension de la civilisation de l’argent, qui est la forme qu’a pu prendre le mouvement de la domination à son apogée, a pris des proportions énormes, à tel point qu’elle a suscité des réactions et des guerres à caractère religieux avec le fondamentalisme musulman ; pourtant la religion des clercs est déjà l’expression d’une pensée séparée, un moment de l’aliénation, et, en ce sens, facilement récupérable, quand elle ne se présente pas comme l’avant-garde du mouvement de la domination et de la séparation. À mon sens, la résistance a lieu sur un autre plan, elle ne se joue pas sur le plan de la domination (la puissance de mort véhiculée par le mouvement de la domination est incommensurable) ni sur celui de l’aliénation de la pensée, qui est celui de la religion, elle se joue sur le plan de la pensée elle-même. Ce n’est donc pas une mince affaire. Comment le spirituel, la pensée sous sa forme non aliénée, peut-il faire front au non-spirituel, à l’argent et à ce qu’il représente, et gagner la partie ? C’est une question de dialectique dirait notre philosophe préféré, mais il me semble que, pour l’instant, la dialectique joue, hélas, en faveur de l’aliénation de la pensée.

Le Mexique m’apparaît comme un vaste champ de bataille, il est dévasté comme peut l’être un lieu où se déroule une guerre qui n’a pas de fin. Il n’est pas le seul pays au monde qui se trouve au front de la guerre sociale et dans cette guerre, il y a ceux qui tirent leur épingle du jeu, les collaborateurs, et les autres, ceux qui sont jetés inexorablement sur les routes de l’exil, comme une colonne, qui n’aurait pas de fin, de prisonniers et de vaincus, espérant trouver dans ce qui les a réduits à l’impuissance la source de leur survie. C’est bien à cela qu’aboutit la civilisation de l’argent : faire en sorte que l’homme et la femme, que chacun d’entre nous, deviennent des exilés de l’humain. L’activité marchande est dévastatrice de toute vie sociale qui ne repose pas uniquement sur l’argent et toute collaboration est une reddition. C’est le tsunami d’une activité marchande débridée qui a dévasté le nord du Mexique et c’est la puissance marchande ou, plutôt, l’esprit marchand des États-Unis qui a phagocyté le nord du Mexique avec l’appui inconditionnel du gouvernement mexicain. Il n’y a pas un bon et un mauvais capitalisme, le capitalisme est un état d’esprit. Il est par définition hors la loi, hors la loi des hommes, une loi qui chercherait à lui imposer des limites. Il est transgresseur des limites de l’humain.

Ne nous payons pas de mots, la guerre sociale est une guerre totale, toute velléité de résistance doit être détruite avec la plus grande rigueur. Ce que l’on appelle la société marchande ne peut véritablement s’épanouir que dans un désert social, des zones d’autonomie peuvent bien surgir de-ci de-là comme les bulles d’un magma volcanique, elles sont immédiatement détruites ou étouffées, le monde marchand ne peut se développer que dans le vide sidéral de l’humain, il ne connaît que la lumière des publicités commerciales. C’est un dévoreur de rêves véritables.

« Plusieurs grandes villes du pays (Ciudad Juárez, Chihuahua, Monterrey, Tampico, Morelia, Culiacán, Mazatlán) vivent sous la peur et dans un virtuel état de siège, des régions abandonnées par ses habitants, des zones rurales qui sont terres de personne, des routes fédérales où l’on ne passe plus, dix-sept États de la République en crise profonde d’insécurité, des milliers de plaintes pour violence, séquestration, chantage, perquisitions illégales, vol, et toutes sortes d’exactions et d’abus commis par les forces policières, l’armée et, dans une moindre mesure, par la marine, des zones urbaines et industrielles où les fonctionnaires de l’État n’entrent pas car le narco est l’État », écrit Paco Ignacio Taibo II [1] au sujet des États qui se trouvent au nord de la République mexicaine. L’article de Paco Ignacio Taibo II, parut en 2011, marque la fin du gouvernement de Calderón, au cours duquel l’armée mexicaine a eu officiellement pour tâche de mettre fin au crime organisé. Si l’objectif fut de mettre fin au crime organisé (ou à l’organisation du crime), l’échec fut total, absolu. Par contre, si l’objectif de l’intervention de l’armée était d’apporter plus de confusion et de miner tout effort de cohésion sociale en réaction à cette vague du crime, il est alors possible de parler de réussite. Les États au nord du Mexique ont littéralement sombré dans une sorte d’impuissance sociale qui a permis à l’activité marchande, dans sa dimension capitaliste et internationale, venue du Nord, de se déployer sans rencontrer véritablement de limites dans la société.

Pour cette raison je suis amené à dire que la puissance marchande et capitaliste des États-Unis a phagocyté le nord du Mexique avec la totale complicité de l’État mexicain. Maintenant la vague monstrueuse de l’activité marchande capitaliste déferle vers le sud où existe une cohésion sociale encore forte. Va-t-on vivre dans le Sud ce que le Nord a connu ? C’est la seule question que je suis amené à me poser actuellement : quelle est la stratégie mise en œuvre par le gouvernement mexicain dans une totale connivence avec le gouvernement des États-Unis pour s’emparer du Sud-Est mexicain, et quelle va être la réponse, pour ainsi dire instinctive, de la société face à cette déferlante du non-humain ?

Je me demande si, d’un point de vue théorique, l’idée de nations marchandes ou de nations capitalistes, ne nous permettrait pas de saisir ce qui se passe actuellement. Il y aurait ainsi des centres, des nœuds où se cristalliserait la pensée sous forme de capitaux, des puissances marchandes et capitalistes qui concentreraient la richesse financière tirée de l’activité marchande partout dans le monde. Une autre forme de colonialisme ? Oui, un colonialisme qui ne cherche pas à conquérir des pays et des États mais seulement à s’emparer de ce que j’appellerai la richesse marchande d’un pays ; un colonialisme de la pensée qui exige la collaboration des États constitués ; un nouvel « extractivisme », un « extractivisme » plus ample, qui ne touche pas seulement les matières dites premières, mais qui concerne, plus généralement la production de marchandises. Une part de cette activité productrice de richesse délocalisée en Amérique centrale ou en Amérique du Sud, en Afrique ou au Proche-Orient reviendrait aux pays concernés et servirait avant tout au maintien de l’ordre par le biais d’un État corrompu, mais la part la plus importante reviendrait au centre nerveux, à la maison mère, ou à la nation mère, abritant les transnationales et les banques. Surtout les banques !

Je me demande si l’idée qu’il existe des matières première (énergétiques ou autres) que l’on irait extraire dans les pays pauvres pour les transformer en marchandises dans les pays riches nous permet encore de comprendre ce qui se passe. Ce serait ces marchandises élaborées, les marchandises de « luxe », pourrait-on dire, qui constituerait l’avantage des pays du premier monde sur les autres. Je ne le pense pas maintenant que les industries de transformation sont délocalisées un peu partout. Ce qui donne avantage aux pays du premier monde c’est l’efficience de la pensée du marchand concentrée dans les banques. Ce qui fait la richesse des pays ce sont leurs banques, ces lieux pleins de mystères et de secrets, d’où se déploie la pensée dans son incommensurable puissance. Le secret de la puissance de cette pensée, le secret de sa domination, n’est pourtant qu’un secret de Polichinelle : la dette. C’est la dette qui met en mouvement la pensée, c’est elle qui met en mouvement l’argent, c’est elle qui met au labeur les hommes et les femmes sous la férule des États et par la force de l’esprit. Reconnaître sa dette vis-à-vis de ceux qui sont maîtres de la pensée dans sa fonction sociale est un parfait acte de foi, l’essence même de ce que les religieux nomment une profession de foi : la totale soumission à une pensée qui n’est plus la nôtre. Cette profession de foi est la profession de foi évangélique, elle est morale et évangélique : elle est l’évangélique morale de la soumission et de la servitude volontaire. C’est sur elle et uniquement sur elle que repose notre monde. Les évangélistes sont l’avant-garde du monde marchand. Ils se répandent dans les quartiers les plus misérables, dans les favelas ; ils se glissent comme des cafards dans les interstices de la société d’où ils préparent la venue du monde de la dette, d’un rapport à la pensée, d’un rapport à Dieu qui est seulement la reconnaissance de notre dette infinie à son égard [2].

Le capitalisme est une pensée pratique qui consiste à supprimer du travail (c’est la production de marchandises) en vue de l’échange marchand. Le capital sous la forme de capital financier, d’argent, est investi dans la production de marchandises en vue de sa réalisation sous la forme de capital financier, d’argent. Et c’est cet argent se réalisant sans cesse comme argent qui constitue la richesse des nations dites capitalistes. Ce point de vue des marchands, cette pensée agissante, cette pensée pratique, cette pensée en mouvement, est au-dessus des États proprement dits. Les États du premier monde où se concentre cette richesse ne sont que les bras armés de cette puissance financière, dite encore capitaliste. Les bras armés du Dieu tout-puissant. Ils ont pour mission de protéger et de garantir les investissements financiers et d’exiger par des interventions armées la collaboration des États concernés et des pays convoités. De garantir l’asservissement à la dette. Nous nous rendons bien compte que notre asservissement à l’argent, à la puissance monstrueuse et toujours grandissante du capital, n’est qu’une reconnaissance de dette. Mais cette profession de foi, cette simple profession de foi qui nous anéantit est un pur acte d’allégeance et de soumission, obtenu le couteau sous notre gorge [3].

Il est utile d’avoir en tête ces grandes lignes théoriques si nous cherchons à comprendre un tant soit peu ce qui est en jeu actuellement au Mexique. Le Mexique est un pays à conquérir, non par un État (qui serait les États-Unis) mais par des puissances financières qui comptent investir dans différents projets de production de marchandises en vue de l’échange marchand et de leur propre enrichissement. C’est une forme de colonialisme qui consiste à maintenir une population sous le joug d’une pensée étrangère, en l’occurrence, la pensée des marchands. Et ces puissances financières que sont la Banque mondiale ou le FMI prêtent de l’argent [4] pour des projets qui mettront la population mexicaine au travail. Et l’argent que ces organismes prêtent à l’État mexicain est la dette que la population doit rembourser par son travail et payer en laissant les entreprises transnationales s’emparer de ses biens. Et l’État mexicain ne peut que collaborer. Ses marges de manœuvre sont extrêmement étroites. Il est tenu en laisse par les véritables maîtres (anonymes comme les sociétés du même nom) du pays. Et ces véritables maîtres anonymes du Mexique maintiennent le pays, comme tout capo qui se respecte, sous le poids terrible de la dette.

Des projets importants sont en vue, tous ces projets concernent le sud et le sud-est du pays et tournent autour de trois axes, l’axe que représente le mégaprojet dit du « Tren Maya » ; celui de l’isthme de Tehuantepec, qui relie le golfe du Mexique au Pacifique, il est connu sous le nom de Corredor Transístmico. À ces deux projets s’ajoute un troisième projet qui touche trois États de la République mexicaine, l’État de Tlaxcala, celui de Puebla et celui du Morelos, il s’agit du Proyecto Integral Morelos (PIM), un gazoduc partirait de l’État de Tlaxcala, longerait celui de Puebla et les flancs du volcan Popocatepetl en activité pour aller nourrir deux centrales thermoélectriques dans l’État du Morelos. Dans un jeu de dames planétaire, les puissances financières posent leurs pions en direction du sud. La collaboration pleine et entière du gouvernement mexicain leur est acquise et ces puissances financières comptent sur la coopération politique et militaire du gouvernement des États-Unis dans cette affaire. Elle leur est assurée.

L’idée qui explique la politique et l’appui des États-Unis et qui garantit la bonne conscience du gouvernement mexicain est que ces projets donneront du travail aux Mexicains, qu’ils seront source d’enrichissement pour la population (qu’ils auront par ailleurs dépossédée d’un bien commun). Cette idée est assez répandue : faisons travailler sur place, dans nos entreprises, les gens que nous jetons sur les routes de l’exode. Le pays d’origine y gagne et les pays du premier monde ne voient plus arriver cette horde de désespérés qu’ils rejettent instinctivement sous l’emprise d’une peur incontrôlée. C’est ce que la Commission économique pour l’Amérique latine, qui n’a pas peur des mots, nomme le Plan de développement intégral pour le Salvador, le Honduras, le Guatemala et le Mexique. Ce plan intégral comprend la construction d’un gazoduc de six cents kilomètres, d’un terminal de gaz naturel et d’une centrale énergétique au port de Cortés en Honduras, d’une ligne de chemin de fer du Chiapas au Salvador, des barrages, des éoliennes, des mines, etc., tous ces projets seront impulsés par les grandes compagnies du pétrole comme Exxon, Shell, etc. et financés par la Banque mondiale [5].

De tels projets de spoliation et d’appropriation ne peuvent s’imposer et se réaliser qu’accompagnés et soutenus par des forces militaires ou policières. En même temps que de tels projets se dessinent, des traités militaires et d’accompagnement policier sont signés entre les États-Unis et les pays concernés. Toute une stratégie de contrôle militaire et policier de la population est alors mise en place. Il ne s’agit plus de coloniser des pays, mais de coloniser la population de ces mêmes pays avec l’aide de leurs propres États, de l’armée et de la police sous la tutelle des États-Unis. Ce sont les intérêts financiers des transnationales américaines et des banques qui dictent la politique étrangère des États-Unis d’Amérique, non seulement dans les pays d’Amérique latine mais aussi partout dans le monde [6].

Ces bases militaires ont une fonction contre-insurrectionnelle. Au Mexique, elles sont principalement concentrées au Chiapas. Nous les retrouvons dans toute l’Amérique centrale sous le nom de centres d’opérations contre le narcoterrorisme, une appellation bien étrange et bien hypocrite dans la mesure où c’est l’activité capitaliste soutenue sans réserve par les États-Unis qui sème une terreur sans nom auprès de la population, apportant la guerre et la désolation, tout en faisant preuve d’une complaisance sans borne à l’égard des cartels du capital. C’est dans cet état d’esprit de collaboration active et complaisante avec les États-Unis, et de contrôle de la population que le gouvernement mexicain a créé la Guardia Nacional. Le prétexte avancé est toujours le même : la lutte contre la criminalité. Cependant, je remarquerai que dans l’État d’Oaxaca la ville de Juchitán, dans l’isthme de Tehuantepec, où les assassinats dus au crime organisé se succèdent sur un rythme dément n’est pas considérée comme un lieu prioritaire alors que Tlacolula, ville relativement tranquille à une quarantaine de kilomètres d’Oaxaca connue pour son marché indigène, mais qui s’est opposée récemment à l’installation d’une caserne sur ses terres, est considérée comme un lieu prioritaire pour une présence renforcée de la Garde nationale. Cette Garde nationale a pour fonction véritable de protéger le mégaprojet Corredor Transístmico, comme la présence de la Garde nationale dans le Chiapas a pour véritable fonction celle de protéger le mégaprojet du Tren Maya tout en surveillant la frontière de l’extrême sud des États-Unis.

Nous voyons donc l’activité marchande s’étendre, à partir des nœuds névralgiques que constituent les grandes puissances financières du premier monde, sur l’ensemble du globe. Il s’agit de l’expression pratique d’une pensée, d’une volonté, d’un point de vue sur le monde. Cette activité pratique de la pensée du marchand se heurte à d’autres formes de pensée, à d’autres points de vue sur le monde et sur l’humain. Cette confrontation entre des points de vue différents et opposés est à la fois pratique et spirituelle. Elle s’accompagne de l’appropriation des ressources de l’environnement. Dans le même mouvement elle est dévastatrice d’un espace vital et d’un mode de vie. La guerre sociale est avant tout une résistance sociale à la puissance de l’argent. Cette résistance sociale est aussi une résistance spirituelle : l’expression spirituelle d’un mode de vie reposant sur une forme de relation aux autres, une manière d’être en société. La puissance de l’argent connaît, elle aussi, une expression spirituelle, cette expression spirituelle n’est pas directement vécue, elle est religieuse ; elle ne se trouve pas dans un rapport directement vécu aux autres : le rapport aux autres, la vie sociale elle-même, est apporté par l’argent, dans le sens où l’argent est devenu le facteur ou l’agent de la vie sociale. C’est un monde dans lequel nous devons notre survie sociale à l’argent, à la pensée des marchands, nous sommes pris dans les engrenages d’une dette spirituelle qui n’aurait pas de fin : la reconnaissance de notre dette à l’égard de ceux qui se sont approprié la pensée dans sa fonction sociale.

Oaxaca de Juárez, début août 2019
Georges Lapierre

Notes

[1Paco Ignacio Taibo II, « Narcoviolencia, ocho tesis y muchas preguntas », Anthologie de textes : Ese cáncer que llamamos crimen organizado, Rosa Luxemburg Stiftung, Mexico, 2014. Cet article de Paco Ignacio Taibo II est paru dans La Jornada en janvier 2011.

[2L’irrésistible extension des sectes évangéliques accompagnant le pouvoir énorme des banques, pliant les pauvres sous le poids d’une dette infinie envers l’esprit du monde est le fait social le plus significatif et aussi le plus terrifiant de notre époque.

[3Nous pensons généralement que l’énorme puissance militaire du premier monde serait superflue, c’est une erreur, cette puissance militaire démesurée fait sens, elle est la violence incommensurable des capitalistes, elle est le couteau sous la gorge des hommes et des femmes.

[4« Nous devenons une nation d’hypocrites, disait Neil, mais, comme la prospérité revient, ça n’a plus d’importance — prospérité à crédit, disait Samuel Katz, le crédit, c’est le mensonge, le banquier ne vous accorde pas un prêt, il vous vend un produit, et cher ! » (Hédi Kaddour, Les Prépondérants, Gallimard, 2015, Folio, 2017.)

[5Cf. De la guerra que viene : los espejos del despojo, la militarización y contrainsurgencia en el sureste mexicano y Centroamérica. Texte de Javier Ruiz García, Tequio Juridico AC.

[6À ce sujet un article intéressant de Carlos Fazio est paru dans La Jornada du 15 juillet 2019 dans lequel il est question de « chaos constructif », il s’agit de semer le chaos dans la région des Caraïbes comme il a été semé dans le Grand Moyen-Orient avec les guerres en Afghanistan, Irak, Liban, Syrie, Libye et Yémen, afin que les entreprises capitalistes puissent tirer leur épingle du jeu.

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